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Quel type de chocolat offrir à vos enfants pour Pâques?

Par Mélanie Demers, inf. B.Sc.

Chocolat noir, chocolat au lait ou chocolat blanc? Peu importe, le chocolat est souvent réservé pour les occasions spéciales, et pour les enfants, Pâques signifie souvent la fête du chocolat!

La vraie nature du chocolat

D’abord, mentionnons que les produits chocolatés consommés en grande quantité et disponibles dans de nombreux commerces sont en fait des friandises à base de chocolat. En effet, leur teneur en cacao s’avère tellement faible que les lois ne permettent même pas de les appeler chocolat. De plus, le beurre de cacao y est remplacé par différents ingrédients de substitution, notamment des gras saturés.

Le vrai chocolat se distingue de ces friandises par sa teneur en cacao qui varie selon sa couleur. Par exemple, les gras que contient le chocolat noir proviennent uniquement des fèves de cacao qui sont composées de 50 à 57% de matières grasses. Par contre, dans le cas du chocolat au lait, elles proviennent également des gras du lait. En ce qui concerne le chocolat blanc, il est fabriqué à partir de beurre de cacao et de lait.

Des propriétés intéressantes

Le chocolat s’avère riche en polyphénols, une sorte d’antioxydant puissant ayant des effets bénéfiques sur la santé. D’ailleurs, les propriétés du cacao permettent de prévenir les maladies cardiovasculaires en diminuant la formation de plaques athéromateuses dans les artères. À noter, cependant, cet effet disparaît lorsqu’il est ingéré avec du lait, car, à ce moment, l’absorption des polyphénols n’est plus la même.

Certaines études ont aussi démontré un effet potentiel bénéfique contre le cancer. Ainsi, les polyphénols de la pâte de cacao ont permis de retarder le développement de certains cancers chez les animaux. De même, bien que les études sur le cancer en soient encore à leurs balbutiements, il est possible de penser que le chocolat ne soit pas un aliment aussi malsain qu’il n’y paraisse.

De plus, le chocolat regorge de vitamines et minéraux essentiels à une bonne santé. Ainsi, il s’avère une excellente source de phosphore, magnésium, fer, zinc, manganèse et cuivre. De plus, il contient aussi du potassium, du sélénium de même que des vitamines B2 et B3.

Des additifs et autres ingrédients inutiles

Malheureusement, les chocolats de Pâques contiennent souvent des additifs alimentaires et d’autres ingrédients inutiles. Ainsi, l’huile de palme ou de palmiste modifié, le malt d’orge, les graisses végétales, le sorbitol et autres constituent les ingrédients d’un chocolat de moindre qualité. En effet, un bon chocolat devrait se composer de pâte de cacao, de beurre de cacao, de sucre, de lait (chocolat au lait) et parfois, d’un émulsifiant.

Comment choisir un bon chocolat apprécié des enfants?

D’abord, même si le chocolat noir est un meilleur choix santé, son goût demeure un peu amer, même en y ajoutant du sucre. Ainsi, les enfants vont souvent préférer le chocolat au lait. Cependant, pour les initier, il est préférable d’en choisir un dont la teneur en cacao est un peu plus faible et de l’augmenter graduellement à mesure que leur goût se développe. Sinon, voici quelques conseils généraux.

  • Plus la liste des ingrédients est courte, plus le produit risque d’être de qualité.
  • Lorsqu’il s’agit d’un chocolat au lait, assurez-vous qu’il contient bien du lait et non des substances laitières.
  • Achetez un chocolat plus petit, mais de meilleure qualité.
  • Favorisez l’achat de chocolat équitable qui assure aux travailleurs récoltant le cacao une rémunération juste.
  • Offrez-les avec amour, après tout, c’est ce qui compte vraiment!

Références :

Awwad, R. et al. (2012). Le chocolat noir, au lait et blanc et leurs effets sur la santé, http://lechocolattpe.unblog.fr/ [En ligne], page consultée le 7 avril 2014.

Gingras, D. et Béliveau R. (2005). Les aliments contre le cancer : La prévention du cancer par l’alimentation, Montréal, Éditions du Trécarré, 320 pages.

Passeport Santé 2006). Chocolat et cacao, http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=chocolat_nu [En ligne], page consultée le 7 avril 2014.

 

Le sucre: l’ennemi préféré des enfants

Par Mélanie Demers inf. B.Sc.

L’Halloween, le temps des fêtes, l’anniversaire, les récompenses… Toutes les occasions sont bonnes pour offrir des sucreries aux enfants. Mais, quel est l’effet de tout ce sucre sur leur santé? Est-ce si nocif qu’on nous le dit?

Le sucre raffiné

Dans les années 1800, un Américain consommait environ 5,5 kg de sucre par année. Puis, avec le succès de l’industrie des aliments transformés, vers 1975, la consommation de sucre a bondi de 1000% à 53,5 kg et a continué à augmenter à une moyenne de 69 kg pour chaque personne dans les années 2000.

Le sucre ajouté est défini comme n’importe quel édulcorant calorique contenant une molécule de fructose et qui est ajouté pendant la préparation des aliments. Le sucre raffiné, quant à lui, est complètement dépourvu des minéraux naturellement présents dans la canne à sucre ou la betterave sucrière. D’ailleurs, une sorte de sucre largement ajouté dans la nourriture industrielle est le sirop de maïs à haute teneur en fructose. En effet, il s’avère beaucoup moins dispendieux et ne crée pas de sentiment de satiété, c’est–à-dire que vous n’aurez pas la nausée après en avoir mangé de grandes quantités, contrairement au miel ou au sirop d’érable, par exemple, qui sont des sucres bruts. Ainsi, tous les produits sucrés avec le sirop de maïs s’avèrent peu dispendieux et pour cette raison, font partie du panier d’épicerie de nombreuses familles.

Quels sont ses effets sur la santé?

Tout d’abord, le sucre crée une dépendance car il agit sur le cerveau de façon à encourager des apports subséquents. Ensuite, il acidifie le corps et de là, découle une panoplie d’effets menant à des maladies chroniques. En effet, pour rétablir l’équilibre, le corps utilise le sodium, le potassium et le magnésium de l’alimentation et le calcium des os et des dents. L’excès de sucre affecte éventuellement tous les organes du corps. Initialement, il est emmagasiné dans le foie et comme la capacité de stockage de celui-ci est limitée, le reste est emmagasiné sous forme de gras qu’on retrouve au niveau de l’abdomen, des fesses, des seins et des hanches. Par la suite, lorsque ces endroits sont saturés, le gras est distribué parmi les organes actifs comme le cœur et les reins. Voilà pourquoi de plus en plus de scientifiques croient que le fructose et le sirop de maïs à teneur élevée en fructose sont responsables de l’épidémie d’obésité actuelle, tant chez les enfants que chez les adultes.

De plus, l’excès de sucre épuise les réserves d’insuline produite par le pancréas, menant tout droit au diabète de type 2 chez des gens de plus en plus jeunes et même chez les enfants. Il est associé au syndrome métabolique (obésité, hypertension et diabète), à l’hyperglycémie, à l’hypoglycémie, au reflux gastro-œsophagien, aux maladies cardiovasculaires et à un taux élevé de triglycérides (précurseurs du mauvais cholestérol) dans le sang. Il a aussi tendance à endormir les gens pendant la journée et affecte la mémoire et la capacité de calcul. Encore plus important, le sucre s’avère un véritable « engrais » pour les cellules cancéreuses. Inutile de vous dire que les enfants ne souffriront pas de toutes ces maladies en bas âge.  Cependant, cela hypothéquera certainement leur vie pour plus tard et ici, je ne parle pas vers 80 ans, mais plutôt au début de la quarantaine ou avant.

Où le retrouve-t-on?

Le sucre raffiné, le fructose et le sirop de maïs à teneur élevée en fructose se retrouvent partout, dans les aliments industriels. Ces derniers sont très faciles d’accès car ils sont peu dispendieux et très répandus dans les épiceries.

D’ailleurs, une étude réalisée par des étudiants et leur professeur de psychologie du Connecticut College a démontré que les biscuits Oréo, les préférés des Américains, créaient une dépendance semblable à la cocaïne chez les rats. Et ils commençaient eux aussi par manger le centre! En effet, leur recherche supporte l’hypothèse que les aliments à teneur élevée en sucre créent une dépendance. De plus, les biscuits Oréo activent significativement plus de neurones que la cocaïne ou la morphine.

Conseils de prévention

Il ne s’agit pas ici d’éliminer complètement le sucre, mais plutôt de faire des choix éclairés et d’en diminuer sa consommation.

  • Lisez les étiquettes. Les mots se terminant par –ose (glucose, fructose, sucrose…), sirop de maïs, sucre sont tous des synonymes de sucre.
  • Remplacez les boissons gazeuses et les jus de fruits par de l’eau ou des jus de légumes fraîchement pressés. Ajouter un peu de citron à l’eau pour lui donner une saveur.
  • Ajoutez des fruits à des céréales de grains entiers naturelles et sans sucre.
  • Remplacez les pâtisseries achetées à l’épicerie par des desserts que vous aurez cuisinés vous-mêmes, avec du sucre brut comme le miel ou le sirop d’érable.
  • Récompensez les enfants autrement qu’avec des friandises.

Références :

Cicolella, A. et Browaeys, D.B. (2005). Alertes santé, Fayard, France, 422 pages.

Connecticut College News (2013). Student-faculty research shows Oreos are just as addictive as drugs in lab rats, http://www.conncoll.edu/news/news-archive/2013/student-faculty-research-shows-oreos-are-just-as-addictive-as-drugs-in-lab-rats-.htm#.UnKmvhAin10 [En ligne], page consultée le 17 octobre 2013.

Dufty, William, Refined Sugar: The sweetest poison of all…, http://www.globalhealingcenter.com/sugar-problem/refined-sugar-the-sweetest-poison-of-all [En ligne], page consultée le 30 octobre 2013.

Greene, Dr Alan (2011). Refined sugars and flours, http://www.drgreene.com/refined-sugars-flours/ [En ligne], page consultée le 30 octobre 2013.

Lustig, Robert H. et al. (2012). The toxic truth about sugar, Nature, Vol. 482, 27-29.

Naturally Savvy (2009). Is your child eating to much sugar?, http://naturallysavvy.com/Eat/is-your-child-eating-too-much-sugar [En ligne], page consultée le 30 octobre 2013.

Nestle, Marion (2007). What to eat, North Point Press, New York, 611 pages.

Sircus, Dr Mark (2013). Cancer & sugar: Strategy for selective starvation of cancer, http://www.greenmedinfo.com/blog/cancer-sugar-strategy-selective-starvation-cancer [En ligne], page consultée le 30 octobre 2013.